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Articles sur boisson (anciens articles, page 1)

On travaille aussi pour Noël

Noël. Ce n'est pas ma période de l'année préférée. Mais j'en profite quand même pour faire les choses que j'aime. Cette année, les préparatifs ont commencés au mois de juillet et se sont terminés tranquillement hier.

Ce que j'ai commencé en juillet n'est pas directement lié à Noël, mais à ma production de boisson alcoolisées. Comme j'en offre aujourd'hui, je considère que ça fait partie des préparatifs. Cette année, j'ai fait du vin de noix, du vin de sureau, du vin de coing et de l'hypocras. J'avais toutes ces préparations qui maturaient dans de grands récipients depuis quelques mois et je ne me rendais pas compte de la quantité que cela représente. Comme j'ai tout mis en bouteille samedi, maintenant je le sais. J'ai obtenu 39 bouteilles de 50cL uniquement car je suis tombé à court de bouteilles. Il me reste encore l'équivalent de 6 bouteilles.

Des bouteilles de vin de noix, de vin de sureau, de vin de coing et d'hypocras

Pour rester dans le domaine de la bouche, j'ai également préparé le dessert pour aujourd'hui. Il y a bien longtemps, j'ai reçu une recette pour faire un Alhambra. C'est un dessert à base de génoise au café, de ganache au chocolat et de sirop de cognac.

Alhambra, gateau au chocolat

Le résultat est loin d'être parfait, mais pour avoir gouté les retailles, c'est quand même très bon. On voit clairement que ça fait longtemps que je n'avais pas fait de patisserie.

J'ai eu quelques soucis pour faire la génoise. Il fallait faire mousser les œufs au bain-marie et je pense y-être allé un peu fort. Après cuisson, la génoise était vraiment très compacte. Je me suis aussi fait avoir par la ganache et surtout la crème qui la compose. J'ai cassé l'émulsion du chocolat et je me suis retrouvé avec le gras qui surnage. J'ai quand même réussi à avoir quelque chose de correct en laissant refroidir et en mélangeant régulièrement.

Il y a quand même du positif dans cette expérience. Pour faire les tranches de génoise, je cherchais un guide de coupe pour avoir des épaisseurs à peu près constantes. J'ai utilisé le moule d'origine dans lequel j'ai placé une rehausse (ici des verres) pour que la génoise dépasse un peu du moule. Je me suis enfin servi du moule comme guide. Merci à madame pour cette excellente idée.

En parlant de madame, je lui ai offert une paire de boucles d'oreilles. Si je vous en parle ici, c'est que je les ai faite moi-même.

Boucles d'oreilles en placage de bois

J'ai commencé par assembler différents placages. J'ai collé 3 épaisseurs de noyer d'Amérique, 2 épaisseurs de sycomore et 1 épaisseur de cèdre rouge. Ensuite, un coup de ciseau pour mettre aux dimensions suivi de beaucoup de limage et ponçage pour mettre en forme. J'ai collé la tige avec de la colle epoxy résistant à la chaleur, au froid et à l'eau. J'ai fait un dernier ponçage avant d'appliquer une préparation maison à base de cire d'abeille et d'essence de térébenthine pour nourrir le bois et rehausser ses couleurs naturelles.

J'ai suivi cette recette pour la préparation. Elle fonctionne très bien et les étapes sont claires. Cependant, il manque un détail important, à savoir les quantités. Il est indiqué qu'il faut mettre autant de cire que d'essence. J'ai imaginé qu'on parlait de poids et non pas de volume. J'ai donc utilisé 32g de chaque, ce qui donne déjà une belle quantité. Je pense que j'en ai pour des années avant d'en venir au bout.

Et pour finir, quelques origamis de dernière minutes pour agrémenter les cadeaux.

Pliages de Noël

J'ai un vrai coup de cœur pour l'élan de Fumiaki Kawahata et l'hydrangée de Shuzo Fujimoto. Et pour ne pas chercher à nouveau comment faire les modèles pliés, voici les liens pour l'étoile à 5 branches, le pingouin et le père Noël.

Une autre après-midi d'automne

Cueillette de gratte-cul

Depuis peu, c'est l'automne avec son lot de pluie, de vent et de froid. Mais il faut voir le bon coté à la chose. C'est aussi le temps des derniers fruits de l'année et particulièrement des coings.

Cette semaine ma mère m'a apporté des coings très parfumés. Il fallait que je fasse quelque chose avec. L'année passée, j'avais fait de la gelée et de la pâte, mais je ne sais pas encore si je vais réitérer cette année. Ne vous méprennez pas, c'était délicieux, mais je voudrais varier les plaisirs.

Depuis quelque temps, j'avais sous le coude une recette de vin de coings à tester. Ce n'est pas à proprement parler du vin mais une macération. Ce vendredi avec ma fille, nous avons mis en œuvre cette recette. Je me suis occupé de la découpe des coings, elle a fait le reste. Pesée des fruits et du sucre, mesure de l'alcool et du vin et versage.

Il ne reste plus qu'à attendre le temps réglementaire avant de pouvoir déguster. Je pense que c'est l'étape la plus dure :)

L'automne, c'est aussi le temps des « gratte-cul ». Toujours avec ma fille, nous sommes allé en cueillir quelqu'uns. Nous étions un peu trop tard car il n'y en avait plus beaucoup de beau. En tout cas, on a apprécié la ballade car le temps était agréable. Ma fille apprécie particulièrement ce genre de ballade car je pédale tandis qu'elle se repose tranquillement assise sur le porte-bagage.

Ils attendent sagement dans le congélateur avant de pouvoir les utiliser. J'hésite encore entre faire de la gelée et de la confiture. La quantité de travail est beaucoup plus importante dans le cas de la confiture. J'ai encore quelques jours pour me décider.

Ingrédients pour la réalisationd de vin de coings

Beaucoup de préparation, peu de résultats...

Cake au Carambar

...visibles pour le moment.

Je suis allé faire une cueillette de sureau en famille pour profiter des derniers fruits avant l'année prochaine. Il y avait déjà beaucoup de grappes séchées par le soleil.

Nous avons cueillis quelques kilos de baies avant de les égrainer et d'en extraire le jus. J'ai obtenu environ 2 litres de jus de sureau auquel j'ai ajouté 1 kilogramme de sucre ainsi qu'assez d'eau ébouillantée pour remplir ma dame-jeanne de 5 litres. Une fois le mélange refroidi, j'ai introduit dans le contenant de la levure à vin.

Il ne reste plus qu'à attendre patiemment de voir si le vin obtenu est d'une quelconque valeur ou s'il est bon à jeter. Rendez-vous dans quelques mois pour le verdict.

Dans un tout autre registre, j'ai profité que ma fille bricole pour en faire de même. Après de nombreuses lectures sur la fabrication du savon, il semblerait qu'il faille l'isoler au début du séchage. Je me suis donc fabriqué, toujours en carton, un couvercle pour mon moule. Il ne reste plus qu'à mettre cette nouvelle version de mon moule à l'épreuve. Probablement le weekend prochain.

Et pour finir, j'avais envie de jouer avec des amis dimanche alors j'ai contacté les joueurs de mon entourage. Une seule a répondu à l'appel de dernière minute. Et comme c'était vraiment impromptu, nous n'avions pas prévu de repas à l'avance et nous n'avions pas fait de course. Il a fallu improviser avec ce qu'on avait.

Madame m'avait parlé d'un gateau aux Carambars confectionné par une de ses collègues. Comme elle l'avait vraiment apprécié et que j'avais des Carambars sous la main, je me suis lancé. J'ai trouvé une recette facile et inratable que j'ai essayé.

Le résultat est vraiment intéressant et la recette est vraiment facile. L'étape la plus compliquée étant de faire fondre les bonbons. Le goût du Carambar est présent sans être trop envahissant et la texture est vraiment moelleuse. Je pense que ça se marierait bien avec une boule de glace à la vanille.

Retour de Bretagne

Le week-end passé était plus long qu'à l'accoutumée, c'était la fête nationale en France. Nous en avons profité pour s'offrir une petite escapade dans une région que j'affectionne. Nous sommes allés faire les touristes en Ille-et-Vilaine.

Nous avons fait les sorties obligatoires à faire quand on est touriste. Nous avons visité le Mont Saint-Michel, Saint-Malo et Cancale.

Mont Saint-Michel depuis la côte Le port de Cancale à marée basse

Nous avons fait de longues balades pour prendre le temps de profiter du soleil, de la chaleur et des paysages. Pour ma part, c'était un voyage dans mes souvenirs. Certaines choses ont changées, d'autres ont l'air immuables.

Au détour d'une ballade, nous avons rencontrés plusieurs noyers avec de belles noix encore verte. Nous en avons cueilli quelques kilo pour faire du vin comme l'année passée et innover avec de la confiture. Malheureusement, nous sommes passé trop tard et les noix avaient commencé à faire leur coque. L'idée de la confiture est tombée à l'eau et il s'en est fallu de peu que celle du vin fasse de même. Lors de la réalisation de ce vin, j'ai du batailler pour venir à bout de la découpe des noix.

Ingrédients

  • 75 centilitres d'alcool de fruits

  • environ 6.5 litres de vin rouge

  • 1.5 kilogrammes de sucre

  • environ 70 noix vertes

  • 2 graines de cardamome

  • quelques morceaux de macis

  • 3 gousses de vanille fendues

  • 1 morceaux de bois bandé

  • 10 fèves de cacao écrasées

Ingrédients pour la réalisation de vin de noix

Il me restait pas mal de vin, j'en ai profité pour remplir mon vinaigrier. Malgré ça, il en reste encore qu'il va falloir utiliser.

Rendez-vous dans quelques mois pour voir ce que donne ce vin 2017.

Note pour 2018, cueillir les noix beaucoup plus tôt pour pouvoir les travailler plus facilement et surtout pour pouvoir faire de la confiture.

Citron qui pleure

Hier, j'ai mis la touche finale à un projet commencé il y a deux mois.

Je fais régulièrement pleurer les agrûmes. Rassurez-vous, ils ne souffrent pas.

En fait, il s'agit juste de mettre de l'alcool dans un bocal hermétique et de suspendre des agrûmes au-dessus. Une fois le bocal fermé, l'alcool rentre dans un cycle d'évaporation et de condensation. En se condensant sur l'agrûme sélectionné, l'alcool en extrait les huiles essentielles qui viennent parfumer et colorer l'alcool. Ce processus dure environ deux mois.

Ensuite, il faut ajouter un sirop de sucre, mettre en bouteille et étiquetter.

Citron qui pleure, les ingrédients Citron qui pleure, l'attente Citron qui pleure, le résultat

J'ai réussi à faire trois bouteilles, mais c'est tellement apprécié qu'une est déjà partie.

J'ai eu quelques commentaires concernant la lisibilité de l'étiquette. Il va falloir que je regarde pour utiliser une police de caractères différente, voire que je change complètement l'étiquette.

Vin de noix

C'est un vin à faire lorsque les noix sont vertes et prêtes pour ce genre d'expérience. Normalement, la période de cueillette s'étend environ du 21 juin au 14 juillet. Cette année, le début de l'été s'annonçait comme un automne pluvieux, ce qui a du retarder la maturation des fruits. Ce qui est parfait pour moi qui n'aie pu mettre la main sur des noix vertes qu'assez tardivement.

Comme à mon habitude, je me suis renseigné pour trouver une recette qui me convienne. Je n'ai rien trouvé qui me satisfasse complètement, j'ai donc improvisé ma propre recette sur la base des recettes glânées.

Ingrédients

  • au moins 40 noix

  • 5L de vin rouge

  • 1kg de sucre roux

  • 0,5L d'eau de vie

  • 2 gousses de vanille

  • 1 gros bâton de cannelle

  • quelques morceaux de macis

Ingrédients pour la préparation du vin de noix

Il suffit de couper les noix en quatre et de mélanger tous les ingrédients. Le plus long reste à faire car il faut laisser reposer au moins 45 jours avant de filtrer et de mettre en bouteille.

Voila le resultat avant la période de maturation. Il ne reste plus qu'à trouver de quoi filtrer, embouteiller et bouchonner. Et le plus dur, attendre !

Vin de noix en train de macérer

Rendez-vous dans quelques semaines pour voir la tête que ça a.