Aller au contenu principal

Du pain et du chocolat

La semaine passée, j'avais envie de faire du pain. J'avais aussi envie de chocolat. J'ai cherché dans ma liste de pain à tester si je pouvais trouver une recette qui conviendrait. J'en ai trouvé plusieurs mais j'ai décidé de ne faire que les deux qui suivent.

La première recette est celle de pains au cacao. J'avais déjà acheté quelque chose de très similaire dans la boulangerie située en face de mon ancien lieu de travail. J'aime la texture légèrement grasse de la mie et bien sur la présence des pétites de chocolat. C'est le genre de chose que je ne trouve pas dans mon coin, alors il fallait que je mette la main à la pâte. Litéralement.

Le résultat était très bon mais je pense que j'aurais pu mieux faire. Si seulement j'avais lu la recette complètement au lieu de faire à mon idée. Ça aurait probablement donné un résultat un peu moins écrasé. Malgré cela, le goût était au rendez-vous et 100% des personnes ayant testé ont aimé. Je vais devoir en refaire pour améliorer mon coup de main. À suivre !

La seconde recette est celle de Chocolate Swirl Buns. Cette recette est bien plus riche que la précédente car il y a une ganache au chocolat et du beurre. Cette recette a attiré mon attention par l'utilisation de tangzong. Le tangzong est une sorte de colle composée d'eau et de farine. Ça donne une texture très légère au pain. Ça fait quelques années que j'ai découvert cette technique et toutes les recettes qui l'utilisent ont une texture vraiment aérienne.

Le résultat est très bon mais un peu écœurant car la ganache est vraiment très riche. Une fois encore, j'aurais du prêter plus attention lors de la lecture de la recette car j'ai découpé la pâte dans le mauvais sens. Je n'ai pas pu faire des torsades assez longues pour pouvoir les enrouler alors je les ai laissées sous cette forme. Bien que délicieuse, je ne pense pas en refaire pour les raisons mentionnées plus haut.

Changement de programme

Sculpture sur pierre

Samedi passé, ma dame n'était pas à la maison. J'avais donc planifié ma journée en conséquence, à savoir faire le tour du lac à la course (≈ 11 km), regarder la finale de la coupe du monde de rugby [1] et faire un peu de couture.

Mais finalement, la vie m'a offert une autre opportunité. La maison des arts de Saint-Faustin proposait un atelier de sculpture sur pierre animé par le sculpteur Québécois Gilles Lauzé. Je l'ai appris par hasard en parcourant d'un œil distrait le journal de la région. J'ai réservé la veille ma place pour l'atelier, c'était la dernière disponible.

Le samedi matin, le temps est magnifique et annonce une très belle journée d'automne. Ce qui tombe bien car l'atelier se tient à l'extérieur, ce qui est nécessaire quand on voit la quantité de poussières et d'éclats que l'activité génère. Justement, l'atelier commence par notre hôte qui nous fait son auto-biographie, puis enchaine sur les règles de sécurité pour conserver en état de marche nos yeux et nos doigts et enfin comment manier les différents outils à notre disposition.

C'est maintenant le moment où il faut mettre la main à la pâte. J'ai été un peu pris de court car le sujet était libre alors que je pensais que nous aurions des exercices imposés. Il a fallu que je trouve quelque chose d'assez ambitieux pour me tenir occupé pendant les 6 heures de l'atelier mais pas trop pour avoir le temps de terminer. Je voyais les autres participants esquisser leur projet sur la pierre alors que je savais pas quoi faire. Ça m'a un peu stressé car j'avais vraiment le symptôme de la pierre blanche. Finalement, j'ai opté pour un paysage d'Islande et en particulier la plage de Reynisfjara et ses orgues basaltiques.

Je commence à dessiner mes hexagones à la surface de la pierre et entame le long processus d'enlèvement de matière. À chaque coup, il faut faire attention à l'orientation de l'outil [2], à sa position [3] et à la force appliquée avec le marteau [4]. Après de nombreux coups, les formes commencent à se dessiner mais au rythme que j'ai, ça m'aurait pris des jours entiers.

C'est à ce moment là que Gilles sort les outils électriques de sont auto. Scies, meuleuses et compresseurs vont permettre de dégrossir les formes plus rapidement qu'à la main. Le temps s'écoule bien trop rapidement, il faut avancer le plus vite possible pour finir la pièce avant la fin du temps imparti. Je n'ai pas le temps d'en perdre alors j'alterne entre la meuleuse et les outils à main pour obtenir ce que j'ai imaginé quelques heures auparavant.

Finalement, je suis dans les temps. J'ai réussi à obtenir ce que je voulais et j'ai reçu les encouragements du maître concernant ma première pièce. J'en suis assez fier et je suis content que ça ressemble à l'idée initiale et surtout que ma dame reconnaisse immédiatement le sujet.

Pour conclure, j'ai aimé cette expérience. Je n'ai pas l'habitude de travailler par enlèvement de matière et j'avoue ne pas être très à l'aise avec ça. La pierre est un médium que je n'avais jamais utilisé auparavant. C'était donc une expérience hors de ma zone de confort. À la question « vais-je en refaire », probablement pas car il faut faire des choix. Pour l'instant, je préfère mettre mon énergie ailleurs.

Encore un pain d'épices

Pain d'épices à la farine de chataîgne

En recherchant ce que je pouvais faire avec de la farine de chataîgne, je suis tombé sur cette recette de pain d'épices. Je l'ai stockée dans ma liste de pain à tester et comme d'habitude, je l'ai oubliée. En parcourant cette liste la semaine passée, je me suis dit que cette fois, elle en sortirait.

Je me suis assuré d'avoir les ingrédients nécessaires avant de commencer. Puis, je me suis lancé. C'est une recette très simple à réaliser par son nombre d'étapes (5) et leur complexité. Ça m'a permis de faire un peu de ménage dans mes ingrédients, surtout ceux que j'utilise rarement, comme par exemple la farine de chataîgne ou la poudre d'anis.

Le résultat est très bon et très moelleux. Le pain sèche très lentement, après plusieurs jours passés sur le comptoir, il est toujours aussi tendre. Par contre, c'est dommage que le goût des épices cache ceux du miel et de la farine. J'aurai préféré quelque chose qui mette plus en valeur la chataîgne.

Cheesecake

Gâteau basque au fromage, chocolat et whisky

Il y a plusieurs mois, j'avais découvert l'existence des gâteaux au fromage basque. Ce sont des gâteaux sans croûte et surtout très crémeux. C'est ma dame qui m'avait partagé une vidéo vue sur Instagram. Je préfère le format textuel, surtout pour ce genre de chose, alors j'ai suivi les sources fournies pour utiliser cette recette. J'ai fait ce gâteau pour aller chez des amis et le verdict a été unanime. Nous avons tous beaucoup aimé la recette, le goût était délicat et la texture très crémeuse. Un régal !

Récemment, ma dame m'a partagé une autre vidéo vue sur Instagram, mais cette fois-ci je n'ai pas trouvé de sources autre que la recette fournie dans la description. Celle-ci inclus du chocolat et du whisky, ce qui est une bonne combinaison de saveurs. La recette est aussi facile à faire que la précédente mais le résultat n'est pas aussi intéressant. La texture était beaucoup moins crémeuse et le chocolat masquait les autres saveurs.

Ça valait le coup d'essayer ça mais je ne pense pas la refaire, contrairement à la première.

Trousse japonaise

Trousse japonaise

Voici un petit projet de couture avec une technique intéressante. Cette trousse d'inspiration japonaise se fini sur l'envers. Mais comme la fermeture est prise à l'intérieur, le seul moyen de la retourner est de donner un coup de ciseaux dans la doublure. Bien sur, l'endroit de cette découpe est crucial car il sera ensuite caché entre 2 coutures.

C'est un modèle avec une construction intéressante. Il n'y a pas de difficultés particulières mais il faut resté concentré lors de la pose des pressions. Pour les instructions complètes, il faut aller voir cette vidéo. Pour ne pas avoir à rechercher dans celle-ci [1], voici la liste des fournitures nécessaires :

  • 4 carrés de 22 x 22 cm (2 pour l'extérieur et 2 pour la doublure des pochettes)

  • 2 carrés d'entoilage type H250 de 22 x 22 cm

  • 1 rectangle de 15 x 22 cm

  • 2 fermetures à glissière de 18 cm (plastique ou métal)

  • 4 pressions plastiques (2 males et 2 femelles)

Projet réduit

Minecraft : bloc de dynamite Minecraft : bloc d'herbe

Début 2024, je me suis payé un cours de courtepointe. Les premiers cours se sont bien passés. J'ai fait le tour du matériel que je devais avoir pour pouvoir faire un travail de qualité. J'ai choisi mon modèle [1] et mes tissus. Il ne me restait plus qu'à découper la multitude de pièces nécessaires. Ça m'a pris un peu plus de temps qu'anticipé.

Début 2025, j'étais prêt à continuer et j'ai donc recontacté la professeure pour annoncer que j'étais enfin prêt à passer à l'étape suivante. C'est à ce moment qu'elle m'annonce qu'elle ne veut pas continuer car elle est passée à autre chose. Elle me dit qu'on va trouver un arrangement car j'ai payé pour l'intégralité des cours. 6 mois plus tard, je n'ai toujours pas eu de nouvelles et je crois que je peux faire une croix sur les cours et les matériaux que je n'ai pas eu.

Ce n'est pas quelque chose qui va m'arrêter. Ça m'a bien contrarié mais il faut aller de l'avant. J'ai donc mis cette courtepointe sur ma liste de projet. Après avoir étudié l'ampleur de la tâche, j'ai revu mes ambitions à la baisse et je me suis orienté vers un projet plus modeste pour ma première courtepointe. J'ai donc choisi 2 blocs issus de l'univers de Minecraft assemblés en housse de coussin pour une fan du jeu.

J'ai trouvé ces modèles sur le site Kelly Fannin Quilt Designs ou plutôt sur une archive car il n'existe plus. Je pense que cette archive du web est vraiment une initiative géniale car elle conserve une trace de ce qui s'y écrit et s'y partage. Je fais la même chose à mon petit niveau pour les pages qui m'intéressent et que je ne veux pas voir disparaître.

J'ai vraiment aimé le process de mise en place de ces blocs malgré les nombreuses erreurs faites. Ça va me permettre d'ajuster ce que je fais pour ma prochaine réalisation. Ce qui m'a plu le plus, c'est la réaction du récipiendaire. J'ai visé juste et ça vaut tous les efforts fournis !

Les points à retenir sont :

  • Acheter assez de tissu — J'ai mal fait mes calculs et j'ai du retourner 2 fois au magasin pour me procurer le tissu nécessaire. Je peux adapter l'adage des boiseux « Measure twice, cut once » en « Measure twice, buy once ».

  • Régler correctement le pied — J'ai un pied qui permet de faire des coutures à exactement ¼ de pouce du bord. Il fonctionne très bien mais le problème est que je ne puisse pas déplacer l'aiguille sur ma machine. Ce qui fait que quand je joins deux pièces de 2¼ pouces, je n'obtiens pas une pièce de 4 pouces mais une pièce légèrement plus petite. Il va falloir que j'ajoute quelque chose au butoir pour que cela tombe juste sinon je n'aurai que des modèles décalés.

  • Mesurer correctement les morceaux — Il existe une technique qui permet d'aller plus vite dans la réalisation des morceaux. Au lieu de couper des petits bouts et de les coudre ensemble, on coupe des bandes que l'on coud ensemble et que l'on coupe par la suite. Ça fonctionne bien sauf si on se trompe dans la mesure car il faut recommencer les morceaux trop petits.