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Escale suivante, la Corse

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Cette semaine, je pensais à mon grand-père maternel et ça m'a donné envie de refaire du « pain des morts ». Mon grand-père était originaire de Bonifacio, petit port perché en haut de falaises du sud de la Corse. Il parlait régulièrement du « pain des morts » 1 de ses souvenirs et comment il aimait en déguster étant enfant. Naïvement, quand j'étais enfant, je pensais qu'il parlait du « pain des maures ». Ce qui n'est pas complètement idiot quand on y pense car non seulement il habitait à proximité du massif des Maures mais il avait aussi vécu de nombreuses années en Algérie. Ce pain est traditionnellement confectionné le 2 novembre, jour des morts, pour la population qui passe sa journée au cimetière.

Il y a de nombreuses années, je m'étais déjà essayé à faire ce pain afin de surprendre mon grand-père. Je me souviens que ça l'avait touché et qu'il l'avait beaucoup apprécié.

Malheureusement, j'ai perdu la recette utilisée à l'époque car débutant en cuisine et en boulangerie, je ne pensais pas à conserver mes notes. Ce n'est que bien plus tard que j'ai commencé à noter mes remarques, mes recettes et même à annoter mes livres. Il a donc fallu que je trouve une autre recette. Après quelques recherches, j'ai opté pour celle-ci qui est très similaire à celle que j'avais déjà dans mon stock de recette 2.

Ce pain est très dense car la proportion de noix et de raisins par rapport à la pâte est assez importante. En plus de ça, la quantité de farine utilisée est elle aussi assez importante. Ce qui nous donne un pain très lourd et très dense. Je pense que c'est ce qui fait que j'ai du doubler le temps de cuisson pour que ce soit cuit à cœur. À moins que ce soit à cause de mon four que je commence à peine à apprivoiser.

En tout cas, le résultat obtenu est excellent. Je n'attendrais pas 15 avant d'en refaire !

1

Ou « U PANI DI MORTI » en langue corse.

2

Mais je m'en suis rendu compte une fois le pain sorti du four.